La prochaine guerre du cloud computing : la décentralisation défie les géants à mille milliards de dollars
En 2026, le cloud computing connaît une transformation structurelle.
Arriéré de commandes de mille milliards de dollars
Amazon, Google et Microsoft ont révélé des données stupéfiantes dans leurs derniers rapports financiers : les trois entreprises ont un arriéré de commandes combiné de 1,1 mille milliards de dollars de revenus de cloud computing. Microsoft à lui seul représente 625 milliards de dollars.
Il ne s'agit pas d'une faiblesse de la demande, mais plutôt d'une demande trop forte : la capacité de production ne suit pas le rythme des contrats signés.

Coût énergétique
Sur X, quelqu'un a souligné un fait souvent négligé :
"Les centres de données représentent environ 7 % de la demande totale d'électricité aux États-Unis" — @Crypto_TownHall
Le cloud computing n'est pas un repas gratuit. Chaque appel d'API, chaque inférence de modèle, a un coût énergétique réel derrière lui. Lorsque la demande d'entraînement de l'IA augmente de façon exponentielle, ce chiffre de 7 % continuera d'augmenter.
Les challengers de la décentralisation
Le modèle centralisé du cloud computing traditionnel est remis en question :
Kova Network
"Kova redéfinit le cloud computing en rendant les GPU et CPU inutilisés accessibles via un marché décentralisé. Facturation à la seconde, utilisation fragmentée, paiement par blockchain." — @Oliverr100x
Akash
"Le Airbnb du cloud computing. Un marché décentralisé de la puissance de calcul, 85 % moins cher qu'AWS. Système d'enchères inversées : les fournisseurs de services enchérissent pour votre entreprise." — @_hightek
AethirCloud
"Pendant que les géants dorment encore, AethirCloud remodèle la façon dont le cloud GPU est exploité. Puissance de calcul GPU véritablement distribuée, ouverte, équitable et sans frontières." — @Frekymike
Le point commun de ces projets : tenter de briser le monopole d'AWS, Azure et GCP, et réduire les coûts grâce à une architecture décentralisée.
Calcul confidentiel
Sur X, quelqu'un a souligné une autre tendance :
"Le cloud traditionnel offre une grande efficacité d'extension, mais oblige les utilisateurs à confier leurs données brutes aux fournisseurs de services. Le calcul confidentiel supprime complètement cette hypothèse de confiance : les données restent chiffrées même pendant le traitement." — @Penggking
Il s'agit d'une extension du principe de "confiance zéro" au niveau de l'infrastructure. Lorsque l'IA doit traiter des données sensibles, le calcul confidentiel devient une nécessité.
21 ans d'exonération fiscale en Inde
En matière de politique fiscale, l'Inde a sorti l'artillerie lourde :
"La Norvège et les Pays-Bas veulent taxer les bénéfices non réalisés, mais le gouvernement indien offre un avantage : 21 ans d'impôt zéro sur les bénéfices du cloud computing : toutes les entreprises qui construisent des centres de données à très grande échelle dans le pays bénéficient d'une exonération totale d'impôt sur les revenus de l'IA." — @yoganvp
Il s'agit d'une guerre mondiale pour la puissance de calcul. L'Inde utilise sa politique fiscale pour attirer la construction d'infrastructures, tout comme elle a utilisé des incitations fiscales pour attirer l'externalisation de logiciels dans les années 1990.

Edge vs Cloud
Sur X, il y a une comparaison claire :
"Dans le cloud computing, le calcul et le stockage des données se font dans un emplacement centralisé, et les ressources sont gérées par le fournisseur de services cloud. L'edge computing pousse le calcul à la source des données : réduit la latence, diminue les coûts de bande passante et améliore la confidentialité." — @NikkiSiapno
Il ne s'agit pas de "l'edge remplace le cloud", mais plutôt d'une architecture hybride "edge + cloud". L'inférence de l'IA se fait en périphérie, l'entraînement dans le cloud.
Le retour des agents locaux
Un renversement intéressant :
"Fonctionnant comme un agent local depuis quelques mois : le transfert de pouvoir est réel. Pas de dépendance au cloud, accès complet au système, mémoire persistante entre les sessions. Votre IA devient une partie de l'environnement informatique, plutôt qu'un service auquel vous accédez." — @LFuckingG
Lorsque les agents d'IA peuvent fonctionner localement, le récit du "tout dans le cloud" commence à vaciller.
Chaque ère informatique a une couche de contrôle
Sur X, quelqu'un a bien résumé la situation :
"Chaque grande ère informatique a créé une nouvelle couche de contrôle : mainframe → système d'exploitation, Internet → protocoles de routage, cloud → couche d'orchestration. L'IA créera une infrastructure de gouvernance. Pas à cause du récit de la sécurité, mais parce que les systèmes non contrôlés ne peuvent pas être déployés à grande échelle." — @asymmetricmind
La prochaine décennie du cloud computing ne sera pas "plus de cloud", mais "différents types de cloud" : décentralisés, confidentiels, natifs de l'edge.
L'arriéré de commandes de mille milliards de dollars montre qu'il n'y a pas de problème de demande. La question est : qui peut satisfaire ces demandes à moindre coût et avec une plus grande confiance ?
Le cloud décentralisé apporte une réponse. Mais la concrétisation de cette réponse dépend de l'exécution.





